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Méditation sur la situation et l'implication citoyenne rassembleuse.

masque  Valabregue Antoine — 08/08/2018

La France, petit pays à l’échelle mondiale, occupe encore une place à part et dispose encore un certain poids, qu’il est peut être intéressant de saisir. Mélange curieux de villages gaulois et de gens dociles, de râleurs et de suiveurs, voulant le beurre et l’argent du beurre, la liberté et la sécurité, elle a atteint son apogée sous Louis XIV et se sent confusément coupable de la mort du Roi Louis XVI. C’est sans doute la diversité des contrées  et des peuples qui la compose qui lui  a permis d’arriver à la déclaration des droits de l’Homme qui marque une étape dans la lente course poursuite de la liberté / religion.

Pour mesurer le poids, on peut regarder sa place dans les sports collectifs habituels de la planète, les découvertes de ses ingénieurs, sa pôle position en matière de tourisme… Pour mesurer ses faiblesses, nous citerons un orgueil certain  qui en fait une faible puissance commerciale, une grande capacité de dénigrement et une bureaucratie impressionnante…

Réformer la France consiste à puiser dans ses forces et à réduire ses faiblesses, comme partout ailleurs, au demeurant.

 

La situation, au plan mondial peut se voir comme une montée en puissance de pays tels la Chine, l’Indonésie, l’Inde, le Brésil, une forte croissance démographique de l’Afrique, des replis claniques  dans le monde occidental dus à des flots de populations ou des aspirations à « toujours plus », non contrôlées », un recul de l’extrême pauvreté en même temps qu’un accroissement des écarts de richesses,  des démocraties de plus en plus en liquides, qui  ne parviennent pas à articuler  l’élaboration du  système nerveux central via le WEB, la poussée inexorables de l’aspiration à la liberté et la recherche de tranquillité et de l’équité.

Nous sommes  à la fois dans une phase de mutations, dues à l’intelligence artificielle- ce qui est  conforme à la sensation que tout aille vite par rapport à ce qui a été engrangé au début du 20 ème siècle ; et dans une phase encore infantile du processus d’élaboration de la liberté qui a été initié au 14 ème siècle et prendra encore deux bons siècles d’après les modèles que nous avons élaborés.

 

Il n’y a pas vraiment de crise civilisation elle, dans le sens où l’aspiration à la liberté, avec des hauts et des bas, envahi toute la planète,  mais un mouvement de repositionnement,  qui s’inscrit dans une durée plus longue, malheureusement  pas franchement perçue par les commentateurs.

La question qui va être à l’ordre du jour (et s’est formulée, pour la première fois, lors des accords de Paris sur le Climat) est l’élaboration  des modalités d’une gouvernance mondiale capable de réguler les questions de pollution, de climat, de ressources naturelles et humaines.

L’enjeu et l’articulation de la planète avec toutes les entités intermédiaires (européennes, nationales et locales, citoyennes ou pas).

La prochaine bataille européenne devrait se mener autour de l’idée centrale : L’Europe terrain de médiation pour les grandes puissances mondiales proposant un modèle d’autorégulation intelligent de la diversité.

 

Nous en sommes loin, et c’est là le principal problème. Nous perpétuons des débats du siècle passé (Europe fédérale ou Europe des Nations), par exemple et laissons prise à la poussée des nationalismes, ou d’ailleurs à la montée en puissance de l’islam radical qui ne peut se faire que sur le terrain d’un déni de redéfinir l’humanisme.

 

C’est,  d’ailleurs là aussi,   la seule façon de contrer le rétropédalage de Trump qui pousse, pour la première fois depuis 250 ans, à une séparation entre L’Amérique et l’Occident et représente la tendance au court-termisme  suicidaire consommatoire profond.

Lorsqu’on ne parvient même pas à se mettre d’accord sur les dossiers centraux, on préfère parler cuisine ou l’on se défoule sur Trump, Poutine… Cela est toxique, car lorsque nous nous détournons  des questions centrales difficiles pour augmenter le cœur des pleureurs, nous gaspillons notre énergie qui n’est pas illimitée.

Comment regrouper ceux qui perçoivent les enjeux de la situation, sans perdre notre temps à dénoncer et à nous plaindre ?

 

Macron qui a eu le mérite de bousculer les clans établis, s’il est respecté dans le Monde, est peu considéré en France eu égard à ses talents. Je ne crois pas utile de s’attarder sur tel ou tel aspect de sa politique (il y a un assez bon article dans le Point du 26 Juillet) mais plutôt à réfléchir sur les conditions de sa victoire et à ce qui permettrait d’aller au delà de Macron, tant il est vrai que son libéralisme clivant centriste ne semble pas en mesure de faire les réformes  suffisantes nécessaires, ni de rassembler. Par contre il y a des gens chez les partisans de Macron qu’il est essentiel de rallier.

Nous devons nous mettre d’accord et sur les grandes réformes à élaborer et sur la méthode pour y arriver, tout en trouvant des arguments pour s’occuper pas à pas du long terme.

D ‘aucuns disent que la question ne serait pas « que faire, mais à qui parler. Cela n’a aucun sens de les opposer car à qui parler est une sous catégorie du que faire. Par contre c’est une vraie question qui n’est posée dans toutes les époques. On parle toujours  à une minorité en escomptant être entendu par une plus grande masse, parce qu’on touche à l’essentiel (par exemple, Pablo Iglesias en citant Lénine parlant de la Paix et du pain a bien compris cela).

 

Nous avons besoin d’inscrire l’essentiel en exhibant les innovations en matière de démocratie citoyenne et en créant un véritable réseau d’influence mondiale, en dehors des egos de bas étage.

Ce qu’il est essentiel de saisir c’est que les formes de garantie des Etats disparaissent, la certitude du droit face au pouvoir des entités supra nationales s’étiole. On arrive à une société liquide où le concept de communauté démultiplie l’individualisme effréné. Les questions de perte de la vie privée et de la poursuite de la notoriété plutôt que la réputation sont de vraies questions que nous ne  traitons pas.

 

Les forces politiques traditionnelles sont structurées sur des modes de pensées qui empruntent  massivement à la physique et aux rapports de forces issues de ce champ qui conduisent à penser que la force et la puissance sont les moyens les plus adéquats pour dominer la nature et permettre le fonctionnement des sociétés alors que la biologie nous offre des schémas de réflexions différents et qui doivent impérativement être explorés.

Bâtir le cœur du réseau  large d’influence reste la tâche prioritaire. L’erreur serait de croire que seul le comment est à considérer, c’est ce que dit Cyril Dion par exemple.

Il y a besoin de gens qui s’impliquent sur ces principes de base, c’est aussi simple que cela. Il y a besoin d’un réel pouvoir citoyen  rassembleur, non sectaire.

Créons les renseignements généreux citoyens !

Commentaire(s)

Utilisateur Anonyme, le 08/08/2018 17:42:59

Mon commentaire de l'?poque ? ce sujet et d'autre https://www.lulu.com/shop/search.ep?keyWords=Peinturlurot&type=

Claudine Koch