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Dialogue à promouvoir dans un temps fractionné au sein d'une démocratie figée.

masque  Valabregue Antoine — 30/12/2016

En Hommage à

Nacéra Aknak Khan

Alain Giffard

Charles Rojzman.

  


La révolution de 1917 s’est close avec la chute du mur de Berlin.
Berlin sort à peine de son camion fou à la veille de Noël.
Les fous de Dieu ricanent encore sur les ruines fumantes d’Alep.

C’est pourtant d’Alep  que vient le savon le plus doux.
Cette douceur due au réchauffement qui nous inquiète tant.

Cette inquiétude qui a pour nom Trump et autres MLP, l’échec de Mateo Renzi, le CETA, les multiples  impuissances  de nos démocraties qui se figent devant les bruits de bottes.

Ces guerres qui font  pourtant encore moins de morts que les suicides.

Ces déprimes qui nous mettent à distance des beautés du Monde.

Ces beautés qui nous font encore rêver d’un temps plus harmonieux.
Et de dialogues plus féconds au sein d’une démocratie renouvelée.


Notre époque se caractérise par l’irruption massive du numérique. C’est bien le numérique, le triomphe de la discrétisation du continu, qui facilite le passage  du coq à l’âne, le syncrétisme, qui éloigne des respirations essentielles pour digérer, ce qui  contribue à réduire les dialogues pour se prosterner devant les sondages. Tout est fait pour accroitre la capacité à ce que chacun lâche, sur le Web,  ce qu’il ressent, sans  véritable gestion de la capacité de digestion de l’autre.


Le numérique c’est le refus de la perte, dû à la copie analogique ainsi que la mise à disposition immédiate  de la multiplicité  et donc quelque part, une tentative désespérée d’abolir la mort en engendrant la profusion.

Le numérique a pour fonction de rassurer en permanence que nous ne serons pas perdus grâce au GPS, que nous aurons toujours quelqu’un à qui parler à l’autre bout de la planète…
Nous disposons pourtant de nombreuses sagesses pour acquérir un puissant sentiment d’existence.

La question n’est pas celle de « Que faire » qui a engendré la révolution bolchévique, mais bien 

Que devons nous savoir pour pouvoir parvenir à ce que nous voulons être ?

J’ose espérer que nous pourrions être d’accord sur les quelques propositions suivantes :

 

  • Nous voudrions être une espèce, moins prétentieuse, moins suicidaire, plus attentive, empathique  aux multiples formes d’intelligence du vivant, plus susceptible de coopérer pour élaborer les réponses appropriées aux défis gigantesques qui s’offrent à nous.  
  • Nous avons besoin de nous connaître avec plus d’acuité. Nous avons plus besoin de mieux savoir les conséquences de nos actes sur les autres, les modalités de réduction des violences en conflits et des conflits en échanges féconds. Nous avons besoin de reconnaître le caractère essentiel du cycle  confiance, lucidité, risque, incertitude et de notre spécificité d’espèce  capable d’interconnecter le  possible, le  visible et les fluctuations. Ce que nous avons appelé la voie de la simplexité (chapitre d’un ouvrage à paraître : Réinvestir l’Humain)
  • Nous pourrons alors inscrire  au plan local et au plan global les dispositifs adéquats, car nous aurons cessé de discuter de la méthode appropriée, qui  s’imposera comme la plus puissante pour auto-réguler, c’est celle du dialogue, les yeux dans les yeux, pour identifier nos points d’accord avant tout traitement des désaccords.

Nous pourrons peut-être  ainsi relativiser les deux mythes majeurs de notre civilisation: Prométhée, celui qui « pense avant », mais qui fait l’erreur binaire de donner la bonne viande aux hommes, nous sort du cru en nous  plongeant dans  la victimisation éternelle, et celui de Pandore ( « le don de tout »,  très Web !) qui, en refermant la jarre nous laisse l’illusion de pouvoir échapper à notre destin.

Commentaire(s)

Utilisateur Anonyme, le 31/12/2016 14:47:16

Pas du tout d'accord, pourquoi ? 1) à la question : Que devons nous savoir.. ? Réponse : nous voudrions... nous avons besoin... donc pas de solution proposée, rien!! on est pas prêt de pouvoir inscrire...l'auteur s'est fait plaisir mais son post est conceptuellement nul . Je rectifie 1) Que devons nous savoir pour vivre pacifiquement ensemble ? (le reste est secondaire ou appartient à chacun : vouloir être, se connaître ? si vous savez pas faire je peux vous donner des adresses) 2) mes solutions prioritaires puisque vous n'avez rien : a) Etablir la démocratie directe sur toute la planète (pour les détails voir Suisse) b) imposer la DUDH dans toutes les constitutions nationales c) Redéfinir l'état en une suite de poupées russes (communes, régions, pays, bloc continentaux, ONU) en définissant les tâches de chaque strates c) renforcer les pouvoirs militaires de l'ONU avec pour mission de rétablir la paix par la force d) Créer une agence de science politique au sein de l'ONU avec pour mission la recherche et l'application des règles de conduite les plus appropriées pour assurer un ordre politique, économique et social mondial acceptable par les dirigeants et la majorité des citoyens.

Utilisateur Anonyme, le 02/01/2017 10:21:33

Antoine V découvre l'association ( d'idées ?) et en fait un procédé (d'écriture), mais comme bien souvent chez l'individu, il reste dans une ritournelle assez sénile en fait de : réchauffement, guerre, numérique, internet rassure, la mort mise au banc, et voilà qu'il découvre Prométhée !

Antoine, calme toi mon ami. Coupe Facebook, arrête avec nternet , l'info, les journaux, et va te promener dans la campagne, carresse les fesses de Carol en rêvant à d'autre temps, et vient boire un coup avec des potes.

Et arrête de croire que tu as la vérité sur comment s'en sortir. Le commentateur suivant t'allume bien lui aussi, encore un qui demande des solutions ! Je me marre, vous avez de bonnes retraites les petits bourgeois soixante huitards, hein ? Alors venez pas donner des leçons au petit personnel.

Benjamin Sisqueille

Utilisateur Anonyme, le 02/01/2017 23:44:01

Prométhée nous a donné le feu , Pandore le chaos; Prométhée le rational (peût-on dire aussi le numérique), Pandore la curiosité dechainée au-dehors du rationnel; Prométhée l'impulsion vers le transcendant, Pandore l'abandon courageux à tout ce qui puisse arriver aussi bien de l'enfer que du ciel. Voici les deux côtés de l'être humain, et le conflit entre ces deux còtés nous fait évoluer, personnellement et socialement. L'année passée nous montre ce qui arrive quand nous perdons l'équilibre entre les deux forces au fond de notre nature. Il y a de quoi développer avec ces deux mythes. Bonne point de depart pour la nouvelle année, Antoine. Madeline

Utilisateur Anonyme Sisqueille, le 02/02/2017 09:27:54

S'attaquer à ces mythes sans les simplifier, me semble une tâche en soi suffisante à occuper ses jours et leurs travaux. Il me semble que nos deux cosmogonies abordent toujours la connaissance, le savoir sur un angle de danger pour la divinité. Et que savoir est punit par le divin, car savoir c'est s'élever dans cette sphère du divin. Finalement notre civilisation est gréco-juive, mais ses fondements restent liés très étroitement à la survie de l'espèce, et à une volonté de quitter l'animalité initiale, mais sans savoir s'élever, notamment par l'art, dans un couloir de transcendance et une spiritualité dont la science et la technique nous amputent.

L'être pour la mort de Heidegger n'est pas à mettre à la poubelle. Quel est notre destin, parle t on de destin propre, privé, mon destin, celui de Luke Skywalker, ou bien du destin de l'humanité qui lui est assez court dans l'infini des temps ?Lacan disait que terminer une analyse, c'est savoir que sa destinée est mortelle.

Savoir que "ça" finit. Et heureusement !