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D’où venons-nous ? Comment a évolué la vie ?

masque  NDLR in Nouvelles Clés (cité par à l'école du possible) — 05/06/2006

Le numéro deux de « Eveil et révolution" disponible 6 place Adolphe Max 75009, fait le point en distinguant douze familles sur le sujet. La revue "Nouvelles Clés" en fait un compte rendu que nous résumons.

  • Les neo- darwiniens (Dawkins, Dennet, Basquiat, Edward O. Wilson)

Certains traits caractéristiques d’un organisme favorisent son adaptation à l’environnement, et donc ses chances de reproduction, puisqu’il survit plus longtemps. Ces traits mutent en permanence, de façon purement accidentelle, et il arrive qu’une de ces mutations passe l’épreuve de la sélection naturelle et fasse émerger une nouvelle variété dans l’espèce, voire, au bout de plusieurs mutations, une nouvelle espèce.

  • Les darwiniens progressistes (Gould, Coppens, Sean Carroll, Eva Jablonka, Chaline, West-Eberhard)

Les mécanismes génétiques sont plus complexes que ce que l’on croyait. Il faut revenir partiellement à Lamark. Et constater qu’un organisme peut activer et désactiver ses gènes en fonction de l’environnement, et que l’évolution est aussi influencée par des systèmes d’hérédité non génétiques (comportementaux et symboliques) transmettant à la descendance les caractères acquis).

  • Les collectivistes (Margulis, Ameisen, Bloom, Sonigo).

Pensent les mutations dues au hasard ne sont qu’une petite partie de la saga évolutive. La plus grande part s’explique part les liens symbiotiques entre organismes. L’évolution est au moins autant due à la coopération, parfois même à l’altruisme qu’à la compétition. L’idée que les bactéries puissent coopérer a été traînée dans la boue par les néo –darwiniens et est maintenant communément admise.

  • Les théoriciens de la complexité (Bertalanffy, Prigogine, Paul Davies, Brian Goodwin, Atlan, Laszlo)

L’évolution ne découle pas simplement de la sélection naturelle et de mutations accidentelles, mais de la capacité spontanée de tout système dynamique complexe à produire des formes d’ordres supérieurs. Au delà d’un seuil de déséquilibre tout système engendre des formes « émergentes ».

  • Les directionnalistes( Bergson, Reeves, Anne Dambricourtn, Trinh Xuan Than, C. de Duve, J Steward )

L’évolution progresse en direction d’une coopération et d’une complexité toujours plus large et plus profonde, elle serait donc canalisée par une sorte d’intention. Pour eux, ainsi est apparue la « conscience ».

  • Les transhumanistes ( Julian Huxley, Teilhard de Chardin, Asimov, P K Dick, Max More, Moravec, Bostrom, Hugo de Garis, Natasha Vita-More)

Les Humains sont obligés de prendre le contrôle de la suite de l’évolution, par la bio-ingénérie, la cybernétique, la nanorobotique, la neuropharmacologie, le clonage, l’astronautique, l’intelligence artificielle. Il faut coloniser l’espace et l’univers évolue vers la conscience.

  • Les théoriciens du dessein intelligent (Behe, Dembski, Phillip Johnson, S. Meye) sont dans la logique du « au commencement était le verbe ». D’où l’idée d’un agent intelligent, d’un dessein cosmique, présent au départ de l’origine de l’univers. Ce courant est critiqué par les scientifiques qui l’accusent d’introduire une vision mystique et par les religieux qui l’accusent de limiter le divin à une planification anthropocentrique.
  • Les évolutionnistes Théistes (Eccles, Francis Colins, Pelt, Denton, Freeman Dyson, Staune). La science et la religion sont deux fenêtres à travers desquelles les gens regardent. Elles offrent des points de vue de vue différents dignes de respect. Elles traitent d’aspects différents et complémentaires de la réalité.
  • Les évolutionnistes ésotériques s’appuient sur Alice Bailey René Guédon, Jung, Mère, Gurdjieff, Rudolph Steiner et leurs chefs de file sont Patrizia Norelli-Bachelet, Colin Wilson, Richard Tarnas.

L’évolution est un processus à la lois physique et métaphysique, obéissant à des schémas ésotériques cachés qui s’expriment au travers de la matière et surtout de la conscience dont la matière n’est qu’un niveau.

  • Les philosophies du processus (s’inspirent de Gœthe, Peirce, William James, Bergson, Whitehead, Hans Jonas leurs têtes de file sont Stengers, John Cobb, Marjorie Hewitt-Suchocki, Nicholas Rescher.

Il n’existe pas de Dieu sans monde ni de monde sans Dieu. Nous ne pouvons penser l’origine ni de l’un ni de l’autre. Dieu est la dimension créative du processus évolutionnaire à l’intérieur de l’espace-temps. Le divin est la propension du cosmos à engendrer nouveauté, beauté, variété, complexité. Les lois causales de la science sont respectées. Le tout est toujours plus que la somme des parties, le réductionnisme est le pire ennemi.

  • Les évolutionnistes de la conscience

Se réclament de Bergson, Whitehead, Aurobindo, Huxley, Teilhard de Chardin les chefs de file sont Béatrice Bruteau, Gustave Martelet Barbara Marx-Hubbard, Sheldrake, Brian Swimme.

Nous vivons dans un cosmos inachevé. La suite dépend de nous et de notre volonté de participer activement à l’évolution de la conscience. Toute entité possède un dehors et un dedans qui évoluent de concert. Il y a une intrication psycho-physico-spirituelle dont la loi principale est la montée en complexité-conscience.

  • Les intégralistes se réclament de Hegel, Schelling, Baldwin, Aurobindo, Teilhard de Chardin., Gebsern, SorokinLeaders : Don Beck, Ken Wilber, Satprem, Georges Leonard, Serge Carfantan.

L’évolution est un processus holistique incluant les dimensions objectives et subjectives de la réalité : à mesure que l’extérieur complexifie ses formes, son intérieur approfondit sa conscience ;

L’ambition est d’intégrer des points de vue incompatibles en cherchant des passerelles dans des cadres plus larges.

Ce courant a réalisé cette étude.

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