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L'écologie politique : un OVNI à définir

masque  Valabregue Antoine — 22/01/2016

Si le politique a pour mission de gérer les affaires d’un pays au profit de valeurs plus ou moins partagées, au sein d’un espace plus ou moins démocratique et baptisé République, il y a un certain temps ; l’écologie a pour mission de s’intéresser aux équilibres et déséquilibres du vivant au sein de l’univers.
Quid de l’écologie politique. ?

Au premier abord c’est un peu un OVNI qui tente de dire au politique : le vivant est notre bien le plus précieux. Les anciens le savaient plus où moins, mais nous nous sommes focalisés, depuis des siècles, dans l’amélioration  quantitative du bien être personnel, sans forcément considérer son impact sur la planète et l’univers. Ceux qui se sont souciés du bien commun, des souffrances des hommes n’ont pas réussi à prouver jusqu’à présent qu’ils disposaient de solutions plus performantes  que ceux qui prônent la régulation par le marché, c’est à dire la loi de l’offre et de la demande.

 

Si le politique se joue en instituant des règles et règlementations, l’écologie est largement plus une question d’écoute du différent, de dialogue, d’autorégulation de la diversité et de la finitude, c’est  dire une question pédagogique.


Fort de ces considérations, il est à peu près évident que l’écologie politique est encore largement à inventer, puisque nous ne disposons pas de principes clairement reconnus permettant l’exercice de l’échange et l’inscription de la loi. Il suffit de considérer les questions de l’intégration, de la mort, de la pollution des océans, du réchauffement climatique, et mille autres pour sentir que nous avons besoin d’autres logiciels, d’autres réflexes que nous sommes loin d’avoir intégrés.

Si les problèmes que connaissent les partis sont, pour une part, le fruit d’une Constitution ne reconnaissant pas la proportionnelle, n’encourageant pas le consensus, un rapide coup d’œil sur la Planète montre qu'un seul pays au monde s’est doté d’un responsable écologique,  c'est dire que les forces politiques écologistes sont faibles, eut égard aux problèmes rencontrés.  Le simple fait de s’appeler "Vert" alors qu’on devrait être "arc-en-ciel" et "Europe" alors qu’on devrait être "mondialiste, européen et français" montre symboliquement tout le chemin à parcourir. 

Se parler autrement, c’est  pouvoir rassembler sur un commun et des propositions, tout en validant les points où il est légitime d’être en désaccord.

Se parler autrement, c’est d’abord et avant tout sortir du binaire, j’ai raison et l’autre a tort : "Je suis le bon et l’autre est un traître", pour s’interroger sur sa part de responsabilité.

Qu’est ce qui pourrit les échanges, est-ce le seul fait de défendre son poste ou sa mission ou son ego, je ne le crois pas.

L’essence de la gestion de la diversité  et de la finitude est de faire avec du « et ».

Commentaire(s)

Lionel, le 23/01/2016 14:10:40

Déjà l'écologie, à mon avis, ne se cantonne pas aux limites d'un pays, ... mais puisqu'il le faut ...

Comme tu dis elle doit s'intéresser aux équilibres et déséquilibres du vivant, donc aux causes des déséquilibres c'est là qu'elle devient politique

En défendant certaines valeurs comme les valeurs républicaines elle peut rester sur de bonnes bases, auxquelles il faudrait ajouter le partage, l'équité et aussi des valeurs contre lesquelles il faut lutter comme l'égoïsme, le profit, l'exploitation de la misère humaine

Si l'homme rêve toujours d'améliorer son quotidien, il cherche surtout à se servir de ce prétexte pour s'enrichir et c'est pourquoi il invente constamment de nouveaux besoins

L'écologie devrait servir à trier ces besoins et à dire stop, pas plus loin, pas besoin, de plus on devrait se poser plus souvent la question des autres et avant de vouloir mieux pour nous attendre et faire pour que les autres aient comme nous quitte à s’apercevoir qu'on a trop voulu et que pour une question d'équilibre il nous faut diminuer nos envies

Pour gérer les équilibres, il faut aussi nous inclure dedans et non regarder comme si nous étions au spectacle, le spectacle de la nature dépend de nous et nous y sommes inclus donc rien ne doit pouvoir être décidé sans une analyse fine des déséquilibres que nous engendrons et le premier est notre nombre

Mais à quoi bon continuer nous savons tous cela, c'est à l'extérieur de notre mouvement qu'il faut le faire savoir et convaincre qu'une autre gestion est possible, que nous proposons un avenir, pour cela il faut choisir les mots et ne pas en faire circuler des négatifs comme "décroissance" qui font peurs et éveillent les égoïsmes

Comme dit Antoine il nous faut aussi être pédagogues

Autre chose, nous avions fait un pas pour ne plus être une couleur, un pas vers plus d'espace en créant Europe Écologie, pourquoi avoir régressé en y ajoutant "Les Verts" c'est à cause de ça que EE a disparu pour redevenir une couleur; c'était à la couleur de disparaitre en devenant EE et non l'inverse !

Bon week

Lionel