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Se dresser et délibérer face à Jérusalémisation du monde !

masque  Valabregue Antoine — 19/10/2015

Est-ce les situations tendues qui poussent à des choix binaires, où est-ce vraiment difficile de sortir du binaire, ou les deux, telle est la question qui m’habite en ce moment.


Fatwa contre des Sophie Aram accusées de servir la soupe à la race blanche par des « sbirettes » du PIR (Parti des Indignés de la République). Délires d’une Nadine Morano sur la même race blanche. Diabolisation des gens qui ne sont pas assez révolutionnaires et sont accusés de collabos du pouvoir. Ostracisation des violences à Air France sous des airs de faux culs. Interruption d’une interview de Dupont Saint-Aignan à la télé par des gens du Front de gauche, sur les berges de la Seine. Insultes de Fabrice Nicolino en direction de Michel Onfray. Refus d’un syndicaliste de serrer la pince du président de la République, boycott  par la CGT d’un mini grenelle du salariat. Affichage éhonté des super profits de x ou y.  Tentative d’assassinat en Allemagne d’Henriette Reker (pour son soutien à l’accueil des réfugiés politiques) par des nervis néo-nazis, qui l’a fait élire au premier tour  à la mairie de Cologne.

 

On pourrait multiplier les exemples sur une toile de fond d’extinction programmée de l’espèce humaine, par suite de son délire d’hyper puissance. Le moins qu’on puisse dire, c’est  que les exaspérations patentes et actes  réels de violences  qui font  aussi les beaux jours des médias ne créent pas les meilleures conditions  pour envisager les remèdes.


La délibération, essence de la démocratie est  remplacée par la simulation du clash, l’organisation du tohubohu. Tout se passe comme si l’on voulait donner l’impression que le monde entier est devenu Jérusalem country, un lieu où il n’y a pas d’espoir.

 

S’il faut choisir un camp, cela sera celui du « je ne mange pas de ce pain là »

Mais, me direz-vous, cela ne fait pas forcément une position claire !
Ne pas manger de ce pain là, c’est dire  s’il faut reprendre les armes contre les fascistes je le ferais, sans en tirer ni gloire ni jouissance  comme l’ont fait les chef FTP que j’ai eu l’occasion de fréquenter, mais si ce n’est pas le cas, si les formes de dominations sont plus subtiles que cela, alors faut s’asseoir autour d’un table, jusqu’à ce que la fumée blanche sorte.

 

Savoir que la connerie  tue ne suffit pas à arrêter la connerie.

Savoir que le pouvoir de destruction de l’humanité est colossal ne suffit pas à l’arrêter.

Pouvoir faire quelque chose ne prouve pas que cela soit utile ou nécessaire, nous avons alors besoin d’étayer  pour cela si ce cela fait sens. Le sens relève d’une autre logique que celle du savoir ou pouvoir, la logique du concevoir.
Savoir, pouvoir et concevoir sont les trois dimensions structurelles fondamentales de l’être humain qui cohabitent en permanence et ne sont pas forcément en cohérence les unes avec les autres.
Je peux avoir un très fort pouvoir, un grand savoir  et le mettre au service de conneries insondables. Je peux avoir une vision fort pertinente des choses et me fracasser par manque d’attaches précises

Plus que jamais nous devons embrasser ces trois dimensions de l’homme, avec toutes les composantes de la société, avec toutes les sensibilités, pour aboutir à des mesures partagées, crédibles et applicables qui stoppent la course insensée à la fin du monde et instaurent une autorégulation du vivant respectant la diversité et la finitude.

 

Commentaire(s)

Utilisateur Anonyme, le 19/10/2015 12:54:28

Merci pour votre message d'espoir.

Vivement votre livre ? venir sur une culture de la transformation humaine!

Un admirateur.

Lionel, le 19/10/2015 19:00:21

Ce qu'il faut c'est réformer et être toujours en condition de pouvoir le faire

Je viens de le lire dans "Marianne" et j'avoue que cet article est convaincant

Mieux vaut des réformes que des révolutions