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Adaptation - adoption

masque  Petit Victor in Ars Industrialis (cité par à l'école du possible) — 19/08/2013

Adaptation : l’humain essaye d’adapter son milieu à ses désirs, c’est un processus de dé individuation, une restriction des possibilités d’un individu.

Nous préconisons adopter, c’est à dire faire sien.
L’adaptation est un rapport entre deux termes qui préexistent, l’adoption est une relation telle les termes qui préexistent à leur mise en relation n’existent pas.
L’adaptation est le vocabulaire pour faire passer « there is no alternative ».
C’est  Gilbert Simondon, dans « l’individuation à la lumière des notions de forme et d’information » qui appelait à réformer tous les systèmes intellectuels fondés sur la notion d’adaptation.

L’adoption nous oblige à revoir la connaissance comme adéquation entre l’idée de la chose et la chose.


Nous souffrons d’hyperadaptation, pas  d’inadaptation. Nous fabriquons des suradaptés, des « robots » en quelque sorte. Ce qui devrait interpeller les professeurs et les médecins. Il n’y a pas de mode d’emploi d’une adoption, il s’agit de la pratiquer, comme on s’approprie un instrument de musique ou une langue.

 

Pouvoir adopter un point de vue, une posture, une attitude cohérente devraient être  les points d’entrée d’une éducation digne de ce nom.

Ce résumé est tiré du vocabulaire d'ARS Industrialis de Victor Petit qui clôture "Pharmacologie du front National " de Bernard Stiegler.

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