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Pour une révolution dans le domaine de l'éducation.

masque  Valabregue Antoine — 27/08/2011

Nous ne pouvons nous contenter de révoltes ou de réformes car nous avons besoin d’une profonde révolution dans la manière de conduire les enfants à l’age adulte.


Pourquoi ? parce que principe diviser pour régner qu’a instauré la bourgeoisie au 11 ème siècle n’est plus opérationnel pour faire face aux défis climatiques, écologiques, financiers … et aussi parce que l’ensemble des savoirs est maintenant quasi accessible de façon gratuite.

La tendance  de notre monde à gommer la préoccupation à l’anticipation, à mépriser le passé et  à hyper valoriser l’immédiateté, le spectacle et l’insignifiance heurte profondément l’humaniste qui sommeille en chacun de nous.

 

La crise du politique n’est que la manifestation du fait que le commun des mortels sent bien qu’on aborde les problèmes de façon trop réduite et donc perd espoir dans la représentation.


Nous avons une chance historique de pouvoir affirmer des valeurs qui montent partout dans le monde mais qui sont d’autant plus crédibles qu’elles sont liées à l’action sur le terrain.

 

  • La première  grande mesure de la révolution éducative c’est de lier, de façon différentiée à tous les ages de la vie, le concevoir, le savoir et le faire.

Que veux-tu faire, pourquoi ? et comment ? doivent être les questions de base. Les façons de faire doivent en outre aider à  prendre conscience  à chacun de sa spécificité, de celle de son voisin, et de la nécessité de coopérer.
Dans les premiers ages de la vie en multipliant les jeux et l’aptitude à être autonome au plan vestimentaire, au plan alimentaire.

Puis  l’aptitude à cultiver un jardin, à fabriquer des objets, à donner   et à recevoir.

Puis l’aptitude à connaître ses qualités et défauts, à connaître les codes d’autres civilisations

Enfin  l’aptitude à élaborer des projets et à conduire sa vie et à travailler avec d’autres donc à pouvoir quérir de l’information nécessaire  à ses finalités.

 

Ainsi la trame profonde de l’ éducation c’est la responsabilité et l’attention  à soi aux autres et à la planète pour engendrer de la coopération.
Tout doit être réorganisé autour de cela.

 

  • La seconde mesure c’est donc d’associer tous ceux qui sont d’accords avec ces finalités à la mise en oeuvre. ( ce qu’on pourrait appeler « les Etats généraux »)
  • La troisième mesure, c’est d‘avoir des actions pour détricoter les résistances au changement (déminage)
  • La quatrième mesure, c’est d’affecter clairement les moyens complémentaires à toutes les équipes qui bâtissent des projets en ce sens.
  • La cinquième mesure, c’est de donner des objectifs à chaque stade qui mixtent savoir pouvoir et concevoir et sont évaluables par la société civile.
  • La sixième mesure, c’est de se donner les moyens de garantir que nous  accompagnerons les jeunes jusqu’à l’autonomie financière.
  • La septième mesure, c’est de mettre en place  à tous les niveaux des comités d’évaluation.

    Si comme l’affirme Yasmine Liénard  dans son livre « Pour une sagesse moderne » le manque de confiance est lié une vision linéaire des choses, alors, pour le restaurer, nous devons donner les clés de la gestion de la complexité.

Commentaire(s)

Utilisateur Anonyme, le 27/08/2011 16:42:31

les kakers font l'cole de demain

http://www.a-brest.net/article8207.html

Utilisateur Anonyme, le 28/08/2011 15:05:28

Pour moi dans les finalités de l’action éducative, il y a surtout : apprendre à penser, à questionner, à être, ce que signifie vivre ensemble, affronter des risques, s’émanciper. Découvrir qu’un apprentissage mobilise toutes les instances d’une personne et pas la seule intellection. Comprendre ce que c’est que l’intérêt général et le bien public, et devenir citoyen. C’est en ayant ces préoccupations et pas seulement en enseignant des contenus, c’est-à-dire en bourrant les crânes de “matières”, qu’on peut parler de révolution éducative. J’aimerais qu’on sorte du “faire” et de l’ “avoir”, pour aller vers le “se parler”, “s’entendre”, “partager”, encore une fois “être”...

Il me semble que le moment est venu pour que la devise quasi-sacrée de la France s’étoffe un peu, de manière à sortir de sa marque exclusivement chrétienne alors que la société est devenue plurielle : Liberté –Egalité-Fraternité, cela résonne trop comme Père-Fils-Saint-Esprit. Pourquoi ne pas y ajouter quelque chose comme ce qui a été dit à un moment (je crois chez les francs-maçons, mais je n’en suis pas sûre) des termes comme Solidarité – Justice? Cela marquerait que la France a véritablement évolué, y ajouterait des connotations judéo-musulmanes (cultures très attachées à la générosité du don et au respect de la Loi), de manière à rappeler la réalité sociale d’aujourd’hui aux Français de souche et à associer ces populations très agissantes en leur donnant envie de contribuer davantage encore, surtout pour ceux qui, au sens propre, sont “nés” sur le territoire.

La question pour moi revient à ceci et je n’ai pas la réponse : est-il possible de se dispenser de mettre cela en programme en six points et qu’on s’appuie sur des “comités d’évaluation”? Cela me chiffonne car je ne vois pas en quoi ces “comités” seraient différents de ceux, trop institutionnalisés, qui existent déjà, sauf qu’au lieu d’être bleus ou roses ils seraient verts. En fait ce qui empêche qu’il y ait une révolution ne serait-ce pas justement que l’on prépare ce genre de choses pour des partis déjà hyper-organisés, la campagne est même pas commencée que déja on veut faire des schémas. Je me demande s’il faut à tout prix faire entrer tes idées amples dans des cadres et dans des slogans, cadres et slogans qui sont des agents tueurs pour ces mêmes idées.

Utilisateur Anonyme, le 05/09/2011 12:01:00

Conduire les enfants à l'âge adulte est la tâche des parents, et non celle des éducateurs. L'éducateur doit être un guide de l'arpentage des chemins obscurs. Dès l'instant où les éducateurs se piquent, dans leurs frustrations, de vouloir définir l'ordre du monde, ils quittent leurs rôles, désertent leurs places. Le monde a un ordre et des désordres qu'il se charge bien de nous indiquer. Si l'on bute sur la constante de PLANCK, C'est que nous avons établis les mathématiques suivant un système qui conduit à la constante de Planck. Ce problème est phénoménologique.

L'homme est une aberration . Un cancer du cosmos. Le cancer est une pulsion d'éternité du corps, il s'agit d'un processus d'écriture. Ecriture du corps. mais écriture invisible. Dès l'instant ou l'on prend le microscope, pour quitter notre échelle, nous rentrons dans des imaginaires inconnus, que nous nommons.

Quittons une bonne fois pour toute cette manie de réifier par des principes idiots des états de matières où la réalité souffre du réel, de ce réel qu'on ne peut saisir. Adoptons aussi cette humilité, et quittons la position politique.

Acceptons la mort comme un état naturel. Et mesurons nos souffrances avec le calme serein de la chute d'une goutte d'eau.

A bas l'éducation nationale

Mort à la politique

Vive le silence.