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Dégage ! Appel à l'insurrection autour des questions fondamentales !

masque  Valabregue Antoine — 07/02/2011

Le choix d'un mot en Français : "dégage" sur les banderoles des insurgés égyptiens, ne peut pas ne pas nous interpeller, nous qui sommes pour l'élaboration d'alternatives créatrices singulières et collectives.

Il a été répété, sur ce site, de nombreuses fois que l'énergie de la révolte n'est pas la même que celle de la construction, et pourtant nous nous réjouissons de ces "dégage", quelqu’en soient les conséquences, (car c'est une étape obligée vers plus de "liberté" ; et; nous brûlons d'envoyer le même message à la tête de nos crânes d'oeufs, de nos dirigeants politiques vénaux qui, comme le dit Charb, ne risquent pas de s'immoler si l'indice de quotation boursière s'effondre.

Personnelement, je rejoins le mouvement qui rend ses palmes académiques contre les idées de monsieur Luc Chatel, futur ex-ministre-de-l'éducation-Nationale dont-l'histoire-ne-retiendra-pas-le-nom, qui a produit la n+ une nième stupidité : "la prime aux chefs d'établissements", même si mon chef nie que cela soit passé dans la pratique.

Et... qu'est-ce qu'on met à la place ?

•               pour redonner de l'espoir ?

•               pour traiter les dysfonctionnements ?

•               pour transmuer l'énergie de révolte en énergie  alternative ?

•               pour construire un futur plus écologique dans tous les sens du terme ?

Tout le monde sait, peu ou prou, que l'on a tant de mal dans nos écoles à 

•               individualiser les parcours des élèves et à leur faire appréhender l'importance du collectif et de l'équité.

•               brosser les contours d'une évolution de carrière des profs  et  traiter des difficultés rencontrées par les uns et les autres.

•               mettre en place un dispositif de valorisation des innovations.

•               mutualiser les apports possibles et souhaitables des  parents, des anciens élèves, du WEB.

Alors, je plaide pour que quelques questions fondamentales et structurelles du genre de celles soulevées, émergent et soient traitées partout et jusqu’à trouver un début de solution.


J’appelle à l’insurrection autour des questions fondamentales !


Commentaire(s)

Thierry Gaudin, le 08/02/2011 19:56:48

je résume par une seule formule : libérer l'enseignement

le libérer d'abord du carcan que constituent les programmes. Les élèves, les enseignants et les parents sont beaucoup plus à même de définir quel doit être le contenu des enseignements que ne le sont les inspecteurs d'académie et inspecteurs généraux.

Le monde a profondément changé et nous savons, nous le public, que ce qui a fait la réussite autrefois ne sera plus capable de la faire demain. En plus, il semble bien que la désaffection des jeunes pour les études soit due à l'impression justifiée qu'elles ne mènent à rien.

On sait que, avant vingt ans, il faudra que les pays aujourd'hui développés, qui se sont laissés griser par l'abstraction et les formalités retrouvent le goût et les aptitudes du concret et aient appris à survivre dans des situations difficiles. Il faudra aussi que la population connaisse les langues, sache prendre soin de sa santé et se replie vers des pratiques d'autoproduction.

Il est criminel d'entraver cette évolution pour la seule préservation des prérogatives d'un corps de fonctionnaires.