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Les conditions d'un renouveau : regarder le soleil en face, pour acquérir la triple pêche.

masque  Valabregue Antoine in le — 15/11/2010

A un moment où la probable candidate verte aux présidentielles  françaises de 2012, Eva Joly, parle ni plus ni moins de « refonder une civilisation » ( !), au moment où le directeur du FMI, Dominique Strauss Khan, parle d’une voie de gauche sur une gouvernance mondiale, il me paraît intéressant de confronter ces options avec …. le dernier Goncourt Michel Houellebecq, encensé par la presse internationale, et dont le regard ne peut pas  ne pas nous interpeller, quoiqu’on pense de l’auteur.

 

Houellebecq  fustige la promesse de bonheur de la modernité, soumise à  l’adhésion à ses dogmes : relativisme, individualisme, matérialisme. Il montre que, débarrassé de toute entrave morale spirituelle et collective, l’homme est devenu une particule élémentaire, animé par une trajectoire, condamné à la solitude et à l’égoïsme radical. Cet homme passe alors son existence à assurer sa survie dans une quête pathétique de jouissance, forcément décevante. Le bonheur devient une injonction paradoxale, une imposture, un parfait outil d’aliénation.

Le progrès n’est plus dans le contenu des choses mais dans la nouveauté.

 

Et la critique de Houellebecq ne s’arrête pas là. L’homme sans futur (celui des Punks) est aussi un homme sans passé qui ne se sent débiteur de rien. Il ne peut donc accéder à l’autonomie qui devient alors une arnarque sans nom. Il se maintient dans un présent pathétique espérant secrètement le  miracle  du lendemain.

Le culte contemporain est celui du vide. Le progrès technologique est le nouvel opium du peuple. La destruction des entraves a ramené le désir à la pulsion, donc au plus bas niveau de jouissance. Le sentiment amoureux s’est volatilisé dans la consommation effrénée de la chair ( Une palme spéciale, au passage, à  monsieur Berlusconi qui réduit Strauss Khan à un enfant de cœur, dans des partouzes qui continuent de séduire l’italien moyen!). Le libéralisme économique s’est étendu au domaine sexuel. La valeur d’un humain  se mesure par son efficacité économique et son potentiel  érotique.

 

Pour conclure brièvement : L’entreprise est devenue une fabrique de crétins et l’école ne fait que courir derrière.

Bernard Maris a bien raison de dire, dans son dernier livre, que le capitalisme survit   parce qu’il est la seule organisation à jouer de la pulsion de mort par la promesse de toujours plus de consommation ( et lorsqu’il parle devant 500 chefs  de petites entreprises, de cette hypothèse, il est très écouté ).

 

Houellebecq est dans la lignée des idées de Lovercraft, écrivain de science fiction du début du 20 ème siècle,  lui même influencé par Spengler qui théorise le pessimisme et estime que « l ’homme est loin de tenir une place privilégiée dans la hiérarchie infinie des formes de vie », idée  qui répétée à outrance est très dangereuse et sert de fond de commerce à certains  écologistes « radicaux » qui souhaitent ainsi la mort de l’homme.

 

« Tout peut arriver dans la vie et surtout rien » voilà le blême des temps modernes résumé par l’écrivain, faisant peut-être écho à Georges Perec pour qui «  le pire dans le pire c’est l’absence de pire ».

Si l’on prétend refonder une civilisation, avoir une politique de gauche au plan mondial, il n’est pas possible de faire l’économie de la mesure de l’ampleur du désastre, et, en ce sens Houellebecq nous est précieux, comme sont à analyser les excès de l’intégrisme dans le monde et les poussées violentes de nationalisme.

 

En fait, tout le monde (quoique !) sait plus ou moins consciemment  que la notion de progrès est arrivée à un tournant ; quasi personne ne l’a remplacée par un défi attractif.

La « sobriété heureuse » de Pierre Rabhi semble la seule alternative connue susceptible de relever le niveau.  Mais quid du côté excessif de l’homme, quid de la tragédie, quid de la pulsion de mort ?

C’est pourquoi  nous préférons l’expression « d’individu attentionné ».

L’individu attentionné comme condition de la société relationnelle qui  se profile, mais dont les finalités sont incertaines.

Société relationnelle, parce qu’elle alchimise l’information venue de partout en dégageant la singularité de chacun, et créé ainsi  les conditions  d’une homéostasie, base d’une intelligence collective supérieure.

 

 « L’individu attentionné » fonde l’humanisme sur le partage des manques et petitesses et recrée ainsi du collectif non fasciste en mobilisant chacun pour œuvrer à l’ énonciation des causes multiples et  profondes d’un problème donné, avant de s’attaquer à l édification des alternatives.

 

De toute façon, dans le cas Pierre Rabhi et le notre, il s’agit d’une posture qui met la responsabilité au cœur de tout.

Ré- enchanter le monde passe ainsi par un drastique effort de transformation personnelle.

 

Effort qui doit absolument prendre en compte les trois dimensions du temps pour ne pas le réduire au passé (mythe du paradis perdu),  au présent (fuite dans l’immédiateté), ou au futur (utopies meurtrières).

 

Les conditions d’un collectif plus écologique, au sens noble du terme, passent par visiter la psyché humaine, en douceur et en profondeur, de façon collective !

Cette crédibilité écologique au sens large  passe donc  d’abord et avant tout par une écoute des initiatives de la base, par la multiplication des groupes d’échanges sur les pratiques. Le tout fondé sur une méthodologie immuable : exposition des difficultés de chacun, accueil des suggestions des autres, tri personnel, appel à l’élaboration de réponses en étapes, articulant les trois dimensions du temps. 

Alors peu à peu  les contours de ce qui est véritablement de l’ordre du vote citoyen et de ce qui est de l’ordre du consensus à obtenir par des voies radicalement nouvelles se dégageront.

 

Et nous aurons montré sur le terrain que, quelle que soit la météo locale, il est possible d’acquérir la triple pêche : pragmatique, amoureuse et conceptuelle, fondement d’un espoir partageable.

Commentaire(s)

Utilisateur Anonyme, le 17/11/2010 13:27:15

Salut cher Antoine, c'est Françoise,

je débarque après longue vacance, c'est bien, me voila plus fraiche. j'embarque tout de go sur les propos de ton édito.

Comme d'hab, des points de fond sur lesquels je suis en phase, et d'autres où je me décale. En voila qq uns:

- Remise en question du progrès? Pourquoi ne pas faire place au " progrès " du coté de "la nouveauté". Discernons si c'est coté logique de l'avoir ou de l'etre !donc of course pouah! si c'est du coté de l'avoir ( le nouvel article à consommer ou le plus beau coté pour se montrer)

mais j'aime si c'est coté ouverture au nouveau, à l'inconnu ( cf. place à la receptivité et la puissance creatrice du "féminin" - Yin...) Pour moi cela est espace de progrès. ( espace de possible...)

- Quid dis tu de la "pulsion de mort", de la "tragédie? "

OK c'est pas de la tarte, du tout rose, cui cui et methode coué.

mais je me place en résistante optimiste et pragmatique, pour un positionnement, une posture, une perspective qui est du coté de la foi : un pari sur la beauté , la puissance de la Vie, la capacité à pouvoir se connecter du coté de notre pouvoir creatif et du mystère de la Création.

Je ne pense pas qu'on y arrive seulement par la "volonté", par l' effort à bout de bras, mais par un apprentissage - longuet certes, mais possible. Petit à petit apprendre à dèvelopper une compétence à se relier avec les forces constructives, repérer notre connexion avec l'énergie porteuse, bousculante, bienveillante de l'univers...Dans des enjeux dynamiques (comprenant conflits, ombres et peurs) apprendre à grandir l'espace de cette connexion, l'assoir. Installer une lumière et une sécurité intérieures, tout en se sachant tout petit... Cette posture pourra contribuer à "déjouer les forces du mal", minimes, nos petites barbaries et freins du quatidien, ou de l'ordre du collectif. Contribuer à balancer, mettre en péril, reduire, nettoyer les couches pesantes, les filtres habituels, les défenses "instinctives" inconscientes toujours prêtes à reconduire, reconstruire de la pensée tragique et donc un monde tragique ! . Et si "le diable" et l'instinct de mort étaient cachés là, dans nos propres positionnements, et si la vie n'attendait que cela de nous, qu'on se dégage et qu'on s'engage, d'un même mouvement ? (souvenons nous, Dieu s'est retiré nous laissant liberté et pouvoir...)

Moyens ? tout est bon qui tombe à point : travail perso + methodes diverses, traditionnelles, meditation, écoute des rêves, des synchronicités, receptivité au ressenti, résonances symboliques, tout ce qui nous ouvre à la relation, à l'altérité, tout ce qui augmentera notre pouvoir d'émerveillement et qui donnera à la vie les occasions de se réjouir ...

donc oui sur tout ce que tu dis à la fin de ton édito ca passe par "l'écoute des initiatives de la base, par la multiplication des groupes d’échanges sur les pratiques" par les ateliers, et experiences d'entrainement de rencontre à plusieurs.

Il y a bien une guerre : Celle de laisser les habitudes et forces ancrées établies du coté de malheur et de la pensée tragique nous déconnecter de la joie et de la foi....Sur le mot "responsabilité " oui, ok, mais que ca rime avec fluidité, légèreté et aussi gaieté et ...confiance. Je propose plutôt le mot "engagement" qui pose et décrit un mouvement, une dynamique dans un environnement, avec une foi relayée, reliée et soutenante.

Pas bien Ok non plus avec la formulation "oeuvrer à l'énonciation de causes multiples..." ca me ramene à une representation de trop de "travail"" de labeur et douleur... je ne dis point non plus facilité. Sueurs et douleurs font aussi partie de l'aventure... mais cela se traverse, cela rapporte sur la grève des joies et du confort nouveau quand on peut se laisser aller au mouvement. Se laisser aller en confiance, tout en tenant aussi sa peur, dans ce mouvement, dans une dynamique de forces et d'émotions - conflictuelles, éprouvantes - on est bousculé mais aussi porté, poussé. C'est un passage sur un chemin. Portés par l'alchimie des transformations- pas toujours conscientes, et des fois accompagnées de pleurs- on s'y retrouvera, on sera aidé dans la reconnaissance de nos besoins vitaux ( d'amour, de reconnaissance, de sens). Traversées, convalescence, reconstructions. on sera soutenus par des visions, désirs, une capacité nouvelle pour l'action, aidé par de l'imprévu, du repos, des échanges, de l'affection : Amour et humour pourraient être de la partie et multitude d' indices de la beauté et de la générosité de la Vie...le diable est caché dans les détails, le bonheur aussi.

à suivre, bien affectueusement Françoise Navard 17 novembre

Marc M, le 17/11/2010 22:54:33

Même si je ne suis pas d'accord sur l'analyse houellbecquienne car il me semble qu'il ne s'intéresse pas trop au sort du monde mais à son environnement proche. Lovecraft fait partie de ces "penseurs" qui ont utilisé le mode litteraire pour faire passer des idees d'enfant des lumieres et de fraternité.

Sur le fond, sans etre catastrophiste, on ne peut qu'adhérer à ta demarche meme si je crois quelle ne peut etre organisée comme tu l'entends, mais plutot une "violente" vague politique pour imposer des changements radicaux. Evidemment ce ne sont pas les enfants du systeme qui pourront la provoquer. Quelle crise mondiale génèrera des initiatives ? Quant à l'ecologie elle est deja moribonde puisque les causes de son existence disparaitront.

Le point le plus fort de l'edito reste finalement cette necessité de sortir de l'un pour aller vers le collectif. Reste a trouver un ensemble de raisons fortes et mobilisatrices pour y arriver comme les restos du coeur ou encore les baptistes....

Utilisateur Anonyme, le 18/11/2010 18:58:17

Sans entrer dans les détails du pourquoi et du comment. Aujourd'hui tellement de lecture sont possibles qu'elles ne font que confirmer parfois l'impossible du possible.

Je me disais, comme ca entre deux lignes, qu'il serait intéressant de reflechir à la notion de crise et de solution de crise. Parler de crise n'est ce pas designer du doigt ce qui n'est pas forcement possible de changer là et maintenant? n'est ce pas justement là où le monde au quotidien zape en espérant se réveiller sur de lendemain plus beau.

une idée comme cà en passant, je retourne à mes moutons

Sandra

Martine, le 19/11/2010 01:14:04

Je viens de relire ton edito...D´abord le titre : je ne sais pas si j´oserais regarder le soleil en face ( ça brûle les yeux...), mais vers la clarté de la ligne d´horizon, oui, ça je sais le faire... c ést pour cela sans doute que j´ai vraiment très souvent la pêche...triple, ou quadruple, même et que j´ai toujours soif du nouveau, du possible, de voir aussi de l´autre côté du miroir...

En politique, j ái lu les écrits de Barak Obama, et je pense que c´est vraiment le chemin à suivre. Il y a un grand travail à faire pour que ses idées arrivent à la conscience de chacun, mais je m ´emploie déjà à vivre et réfléchir notre monde dans sa perspective, dans sa mouvance. Tous nos politiques français sont très petits à côté de lui.

Oui, assez d´accord avec ce que tu écris de Houellebecq, mais je ne l ái pas lu. La consommation, le soi-disant progrès , les dérives de l´école, oui, tu sais bien que nous sommes d áccord. Pour nous ce sont mêmes devenus des lieux communs...

Ben, par contre, si le progrès est arrivé à un tournant, on ne peut pas dire qu íl ne soit pas remplacé; mais si: par le développement durable, la biodiversité, la faim, la santé des enfants, les enjeux climatiques, les enjeux sociaux à une échelle planétaire cette fois...si le défi existe, il nous éclate même en pleine figure... moi, je ne sais plus de quel côté regarder... alors, j´ai choisi une voie pour aider basiquement les autres: arrêter la malbouffe ( les soucis qui gonflent et le ventre des gens qui grossit, grossit, pendant qu áilleurs on crève de faim...), les cosmétiques artificiels, et aider à retrouver des bonnes habitudes à ce niveau basique, prendre raisonnablement soin de soi, aider les autres à retrouver un sens à la vie en travaillant librement et aussi, de plus, en aidant les autres. Montrer qu´on peut travailler autrement qu´en étant assujetti á une structure ´´crétinisante´´ pour reprendre tes termes...

Alors, Pierre Rabhi est un vrai modèle pour moi, bien sur, un exemple plutôt. Son degré de conscience m´ébahit, et les mots qu´il trouve pour le dire aussi. Avec une humilité vraie, désarmante, sensible. Tout à fait d´accord: avec ton écrit:

´´L’individu attentionné comme condition de la société relationnelle qui se profile, mais dont les finalités sont incertaines.

Société relationnelle, parce qu’elle alchimise l’information venue de partout en dégageant la singularité de chacun, et créé ainsi les conditions d’une homéostasie, base d’une intelligence collective supérieure.´´.........

.......´´Ré- enchanter le monde passe ainsi par un drastique effort de transformation personnelle.´´

On pourrait en faire un principe philosophique de vie. Nous avons suivi les mêmes conférences, alors bien sur..

´´Les conditions d’un collectif plus écologique, au sens noble du terme, passent par visiter la psyché humaine, en douceur et en profondeur, de façon collective !

Cette crédibilité écologique au sens large passe donc d’abord et avant tout par une écoute des initiatives de la base, par la multiplication des groupes d’échanges sur les pratiques. Le tout fondé sur une méthodologie immuable : exposition des difficultés de chacun, accueil des suggestions des autres, tri personnel, appel à l’élaboration de réponses en étapes, articulant les trois dimensions du temps.

Alors peu à peu les contours de ce qui est véritablement de l’ordre du vote citoyen et de ce qui est de l’ordre du consensus à obtenir par des voies radicalement nouvelles se dégageront.

Et nous aurons montré sur le terrain que, quelle que soit la météo locale, il est possible d’acquérir la triple pêche : pragmatique, amoureuse et conceptuelle, fondement d’un espoir partagé´´

Je crois que , lá, tu nous mets au défi? Chiche? Moi, j´aimerais bien me trouver dans une telle circonstance de rencontre constructive.

Utilisateur Anonyme, le 20/11/2010 17:00:50

L'étymologie du mot crise ( du grec "krisis": décision, jugement) renvoie à l'idée d'un moment clef, charnière, où, pourrait-on dire, "ça doit se décider". Le mot latin "crisis" signifiait "phase décisive d'une maladie".

La pulsion de mort n’est jamais la plus forte pour l’humanité dans son ensemble. De tout part la vie répond et surprend.

Alors oui pour la décision, la confiance et l’action, oui pour le développement personnel et son épanouissement dans un collectif, oui à nos petites misères et nos grandes espérances, oui à cet édito dont la principale qualité est d’inverser la phrase de Houellebeck en un : « rien ne peut arriver dans la vie et surtout tout ! »

David

Utilisateur Anonyme, le 21/11/2010 16:49:08

Bravo Antoine, quelle pêche!

Quand à Houellebecq, c'est juste un sismographe, parce qu'il y a longtemps qu'on est à l'oeuvre, bien longtemps que l'on a fait les constats qu'il dénonce en prenant la pose. Readers digest en somme ;)

Oui, les trois ordres, du plus concret au plus abstrait avec cette incontournable respiration rayonnante et la part d'imprévu, d'aventure sans laquelle la vie n'est rien...

Claudia Carlisky

Utilisateur Anonyme, le 29/11/2010 15:01:38

Merci d’abord de nous inviter sur le plan de notre sagacité. A savoir de notre flair, de notre odorat. Malheureusement j’ai un avantage sur les autres celui d’être un chien. J’écrirai donc la présente en tant que chien, mais ils ne savent pas écrire, me direz vous ? Certes, mais le chien lui même parfois sent ce que le maître ne sait pas qu’il pense ( Geothe ).

De quelle odeur s’agit il dans la chronique d’Antoine V. ?

De celle d’abord du siècle , bien sûr et en son sein de la littérature qu’un prix littéraire vient de résumer à un certain Houellebeck. Je flaire donc qu’Antoine V. a lu le présent livre tout oint du seigneur de la pub et d’une presse que je nommerai bien pensante, bien bourgeoiseuse, et toujours aussi conne, qu’en tant que chien je ne lis plus depuis que j’avais mon anus huilé par la dite) et qu’à me faire sodomiser, je préfère choisir mon partenaire, afin de jouir de la chose, et non d’en subir une douleur désagréable parce que non précédée des soins qu’elle nécessite, cette sodomie. Bref . Antoine V. est un enculé, cela se voit aisément, et Houelle becque est son sodomite.

Franchement, quand on voit le Gus interviewé par L .Adler (au hasard), on sent bien que son fantasme à ce pauvre écrivain, c’est bien de sodomiser une belle blonde. Sade aussi était un sacré branleur, toute sa littérature est bâtie avec une puissance masturbatoire énorme, avec des éjaculations lumineuses et d’un grand comique, des orgasmes féminins dont on se demande s’ils ne sont pas une comédie fondée par ce grand masturbateur qu’est le divin marquis. Mais bordel de Dieu de merde d’une vierge enfoirée par saint François d’Assise , cette histoire de transformation personnelle que les néos post modernes new age nous assènent est plate, sans réflexion, et je pisse dessus, rappelez vous que c’est un chien qui écrit, je pisse sur cette queue de comète de la bourgeoisie catholique bien Française, accompagné par les mafias d’extrême droites déguisées que sont les francs maçonneries, qui gèrent nos régions en mettant des pelouses synthétiques au pied des palmiers de la nouvelle Floride des Georges Freixe. Ca fait des économies. Stop Stop Stop. J’ai pas attendu Houellebeck pour penser que, comme l’a pensé Perrec et avant lui Spengler, et pourquoi pas ramener les sphères de l’autre Allemand là, comment s’appelle t il encore ce gros jouisseur de faire penser les autres, Sloterdijk.

Tout ces gens qui soient conceptualisent l’evidence comme Sloterdijk ou encore romantisent leur égo comme l’autre pine iophilisée de Hou elle est belle ma queue, sont INUTILES. Je vous laisse à penser l’idée que je me fait de la pensée d’Antoine V.

Je me hasarde à flairer en tant que chien, que nous allons enfin vers le désastre, et que cet esquisse de jouissance de nos jardins d’agrément et de nos jacousis, de nos arts modernes et de nos médecines douces, accompagnant la dure, de ces thérapies vides qui nous rassurent sur nos petites souffrances bourgeoises, vont enfin voir le spectacle qu’elle mettaient en œuvre , que nous n’avons pas vu venir , du coup, et qui va nous faire du bien. Bien sûr que les extrêmes montent, bien sur que nos vies sont connes, bien sûr que nous sommes dans une révolution de l’écriture et de notre civilisation, de toute civilisation d’ailleurs, bien sur que nous allons disparaître de la surface. Mais si les cons disparaissent, resteront des espèces pires, bien plus résistantes. Qu’auront retenus les mutants qui vont suivrent nos traces ?

Rien.

Avant d’être un chien, j’étais un homme, je n’ai jamais trouvé l’homme intéressant, mais en tant que chien, je peux au moins flairer l’innommable bestialité. Quant à la grâce on l’aperçoit parfois dans le fugitif regard d’un enfant qui va mourir, mais aussi d’un chien au bout de sa course.

Merci de supporter les animaux sans colliers.

le chat, le 02/12/2010 18:56:12

Tiens justement on va publier un petit article sur Sloterdjik