On entend toujours l'arbre tomber, mais on n'entend jamais la forêt qui pousse…
Africain Lambda

idées

société

humanités

sciences

être

moteur de recherche

éditorial

agenda

Photo choisie au hasard

lettre d'info

contact

à propos

à l'école du possible

enjeux

connaissances

possible en actes

Imprimer cet article

Réflexions sur certains films cultes

masque  Zizek Slavoj in Marianne (cité par à l'école du possible) — 13/05/2010

Slavoj Zizek utilise les films comme autant de révélateurs de notre situation contemporaine.

 Il y développe sa perplexité sur certains films et révèle des aspects inédits dans d'autres films.

 Ainsi "Avatar",  de Cameron, ce conte de fées supposé radical de gauche, comporte nombres de  caricatures, du genre: les personnes fortunées sont mues par l'égoïsme et la perversion, et le sauvetage du monde ne peut être que l'oeuvre de l'homme blanc.

 Ainsi "Démineurs" de Kathryn Bigelow, sous couvert de mettre en cause l'armée américaine cautionne une idéologie dominante qui humanise la brutalité et le désespoir des guerres. Le film comporte une tendance forte à la décontextualisation  qui met en danger l'intelligence des choses.

 Ainsi la « Vie des autres » reflète aussi la culture de la neutralisation du contexte. Car le chantage qui a lieu dans ce film n'a aucune chance de se produire dans une société démocratique. Il n'est nul besoin de malveillance dans une société totalitaire pour que le mal se donne libre cours. Le mal, dans un système totalitaire se confond avec le système lui-même. Il peut ainsi corrompre même ceux qui se conçoivent comme honnêtes.

 Ainsi "Short Cuts" de Robert Altman, n'est pas qu'une simple critique de l'American way of life, c'est une ouverture sans préjugés aux rencontres, dans leur absolue contingence, c'est un film communiste au sens profond du terme.

 De la même manière un cinéaste comme Andreï Tarkovski, très conservateur, dans "Stalker" donne un exemple saisissant de la capacité qu'a la vie en commun d'ouvrir un espace de pensée pour oser les questions fondamentales, et habiter le monde en commun.

 Slavoj Zizek montre dans ses ouvrages "Jacques Lacan à Hollywod, et ailleurs" et dans "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Lacan sans jamais oser le demander à Hitchcock" comment, à travers des films comme "The truman Show" et "Matrix" les héros n'ont de cesse que de déchirer le rideau qui masque la vérité des choses, au sein d'un monde où la vie sociale acquiert chaque jour un peu plus les traits d'un simulacre.

Commentaire(s)