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Comment rendre l'éducation plus juste ?

masque  NDLR in Unesco (cité par à l'école du possible) — 26/01/2005

La Finlandaise de service, Hannele Niemi, a rappelé qu'il fallait :

  • une volonté politique. Volonté que Daniel Cohen, l'économiste, a jugée peu probable dans des pays à dominante inégalitaire. Pour lui, si la Corée a percé, c'est parce qu'elle avait une structure égalitaire, ce qui n'était pas le cas des Philippines qui avaient le même niveau de développement, il y a 45 ans.
  • une capacité d’empowerment (responsabilisation importante).
  • une haute qualité des enseignants ( personne n’a pu dire comment elle s’obtenait).
  • la perception du caractère moral de l’éducation.
  • des programmes exigeants ayant du sens.
  • s’appuyer sur les apprenants pour permettre leur envol.

Un africain, Adama Samassekou, a rappelé qu’éduquer c’est apprendre à être, à devenir. Et qu’il serait temps que les africains puissent parler et se défendre dans leur langue natale.

Un gars de Harvard, William S. Pollack, a redit avec force que la diversité des genres était la base des connexions émotionnelles. Et qu’il serait grand temps de s’occuper des garçons qui ont des taux d’échecs considérablement supérieurs aux filles (3 fois plus de garçons ne sachant pas lire à la fin de la scolarité, 5 fois plus de suicides, 5 fois plus nombreux à avoir des déficits d’attention, beaucoup de turbulences, des chiffres impressionnants quand même !

Cohen, qui est conseiller du premier ministre et éditorialiste au « Monde », a rajouté une couche, en rappelant que l’ascenseur avait accentué la non mixité sociale (dans le temps les « pauvres » habitaient les étages élevés et se croisaient avec les « riches » de temps en temps), aujourd’hui chacun son immeuble. Les ingénieurs cherchaient à rendre productif les ouvriers, aujourd’hui ils s’en cognent.

Alain Michel, a suggéré de sortir de la dictature des intellectuels, que le changement soit une donnée de base de tout système éducatif, qu’il fallait unifier sans uniformiser et diversifier sans diviser..

Bref encore un colloque où personne ne répond à la question, sauf pour dire que c’est impossible ou faire des vœux pieux.

Mais comme disait Adama Samassekou, rappelant les propos d’un l’évêque archi connu du Brésil dont le nom m’échappe :

« quand on rêve tout seul, c’est un rêve, quand on rêve à plusieurs c’est le début de la réalité »

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