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Les querelles autour du vote suisse contre les minarets révélatrices d'un profond malaise !

masque  monsieur Michu — 02/12/2009

À voir les réactions sur le vote des Suisses concernant le refus des Minarets dans leur pays on mesure tout le terrain qui reste à parcourir pour que l’on puisse débattre sereinement de quelque chose. On mesure aussi la difficulté pour que les choses se passent au niveau où elles devraient se passer.

Le médiatico-flamboyant-guimauve continue à tout  envahir ; l’extrême droite c’est depuis longtemps ; les écolos c’est nouveau (Cohn Bendit a écrit un texte appelant les pays musulmans à retirer leur fric de Suisse ( !).

Ce résultat du référendum (...) n'est pas une simple atteinte à la liberté religieuse, c'est aussi une insulte aux sentiments de la communauté musulmane en Suisse comme ailleurs dit un représentant patenté d’un pays musulman qui interdit les autres religions chez lui.

Le vote suisse marquait la volonté de certains politiques de cultiver "la peur de l'étranger" plutôt que d'aborder les "questions économiques et sociales" " Bernard Thibault ".

" Une dérive nationaliste rance " dit caroline Fourest, sur un thème voisin défendu par Eric Zemmour.

C’est à celui qui prononcera les phrases les plus populistes.

Oui " la guerre de tous contre tous "  que craint Patrick Viveret est déjà commencée au niveau de la parole. Et c’est bien préoccupant.

Essayons de circonscrire rapidement les choses.

Si le minaret  est un symbole esthétique, l’interdire est ridicule, si le minaret est un symbole politique interdire son usage pour la prière est légitime puisqu’il est source de trouble de l’ordre public (qui a envie  d’entendre des prières du haut du minaret).  Sauf que l’interdiction ne relève pas d’une loi mais d’un décret d’ordre public ( le problème, quand  même, c’est qu’à Paris Delanöe n’arrive pas à empêcher le blocage de certaines rues dans le 18 ème arrondissement pour la prière).

Donc si j’avais été suisse j’aurais voté contre l’interdiction (je trouve cela beau) et je me serais battu contre son éventuel usage, mais je n’aurais pas traité les gens qui votent différemment de moi de débiles.

Je n’ai lu aucun témoignage d’homme médiatisé dans ce sens (ce qui ne veut pas dire qu’ils n’existent pas).

Que " Libération ", par la voix de son patron, réitère l’erreur de Serge July traitant d’imbéciles tous ceux qui avaient voté "Non" au référendum est préoccupant.

La question du voile, de la Burka, est un peu du même ordre. Chacun s’habille comme il veut, et le respect des coutumes d’un pays est essentiel. En France, on ne parle pas couvert à quelqu’un dans un lieu fermé.

Commentaire(s)

Thierry Nivelet, le 02/12/2009 12:48:53

Ayant passé un mois de vacances à moins de 100m. d'un minaret en Algérie, j'en accepte autant qu'on voudra à la seule condition qu'ils restent silencieux ; et si j'ai bien compris c'est aujourd'hui le cas (la règle ?) en France.

Le voile ne gêne guère les relations humaines ; en revanche, sachant ce que les sciences humaines nous apprennent sur la communication non-verbale, la Burqua me semble constituer un obstacle frontal susceptible de causer un trouble à l'ordre public.

François, le 02/12/2009 15:24:17

Comme toi Antoine je trouve que les minarets ça peut être jolis, c'est leur usage qui pose problème au même titre que faire sonner les cloches pour appeler les fidèles a la messe. Et l'attitude de la presse (surtout de gauche) est très intolérante.

J'ai entendu ce matin a la radio que sur le site du "Point", en triant les commentaires et en en retirant les propos raciste, la grande majorité des intervenants auraient voté pour l'interdiction des minarets, un référendum la dessus en France pourrait ressembler a ce qui s'est passé en Suisse.

Je pense qu'aujourd'hui les clochers ou les minarets n'ont plus d'utilité pratique, sauf a vouloir marquer sa présence et être visible de loin. La votation aurait dû aussi concerner les clochers.

Le débat pourrait être plus serein si la présence de l'extrême droite ne se faisait pas sentir.

Christian E., le 03/12/2009 16:58:05

Ce qui a l'air d'embêter la plupart des commentateurs, c'est que les sondages annonçaient un dérisoire 27% de oui à l'initiative populaire "contre la construction de minarets" (voir www.minarets.ch) et que c'est 57% de oui qui est sorti des urnes, malgré les recommandations du Conseil fédéral et du Parlement de rejeter cette initiative (voir www.dfjp.admin.ch).

Il est déraisonnable d'envisager que 57% des Suisses soient des facistes.

Thierry Nivelet, le 04/12/2009 09:37:24

Voter contre les minarets est un acte démocratique ; en d'autres temps obscurs, les fascistes les auraient détruits comme jadis les synagogues.

Ce vote révèle qu'un certain nombre d'Helvétiques (combien ? aux statisticiens de répondre) préfèrent conserver leur environnement judéo-christianique. Savent-ils seulement qu'un minaret n'a pas obligatoirement un muezzin qui beugle dans un haut parleur à 5h du matin (OSS 117, combien d'entrée en Suisse) ?

Accuser systématiquement ses adversaires de fascisme est à mes yeux comme priver le Hamas du pouvoir démocratique au simple motif qu'on le soupçonne de terrorisme. Résultat ? radicalisation des positions et aggravation du conflit au détriment des populations civiles.

Tant de gens ignorent tout simplement la culture de l'autre !

Tant qu'à organiser des charters de rapatriement, qu'on les utilise aussi pour dépayser et ouvrir nos consciences européennes engourdies.

Utilisateur Anonyme, le 12/12/2009 19:13:23

Cher Monsieur Christian E.,

Pourquoi pensez-vous "qu'il est déraisonnable d'envisager que 57% des Suisses soient des facistes" ?

Vous avez oublié les européens des années 30 ?

Les gens ne répondent jamais positivement à la question de savoir s'ils sont racistes ou facistes ; ils ne se reconnaissent pas ces torts. Mais ils agissent souvent, et dans tous les pays du monde, comme des facistes effectivement. Il suffit que le "pouvoir" et le "4ième pouvoir" leur fassent peur.

Voici un exemple complètement au hasard : durant l'année 2004, une nette majorité des américains (et des anglais) étaient en faveur du massacre par dizaine de milliers des populations civiles iraqiennes et de la destruction totale de leur pays. Sous le prétexte que l'Iraq représentait une menace à l'Amérique !

J'ai peur que vous ne trouviez cette justification plausible !

L'histoire en marche (actuelle) fourmille d'exemple du même facisme des populations instrumentalisées par le pouvoir politico-économico-médiatique.

Oubliez les minarets, les musulmans, les terrorristes (c'est le sens des déductions courantes en occident). Occupez-vous plutôt de la crétinisation générale, de la transformation de l'humain en objet consommateur, de la main mise sur les richesse du monde (et des nations) par quelques uns, de la fabrication des guerres pour des objectifs mercantiles ; bref, de la transformation de 90 % et peut être plus des humains, en objets dociles pour quelques puissants aveugles qui aiment trop se vautrer dans la merde (l'argent, selon Freud).