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Idées force pour le XXIème siècle

masque  Tarpinian Armen (cité par à l'école du possible) — 16/02/2009

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Sur les chemins complexes et incertains de l'humanisation, il nous faut dépasser la double illusion de vouloir changer le monde sans se changer soi-même, ou de vouloir se changer soi-même sans changer le monde. Ce qui implique d'apprendre à relier connaissance de soi et connaissance du monde, formation personnelle et transformation sociale, écologie humaine et écologie terrestre ; et d'intégrer ce regard et cette pratique transdisciplinaires dans l'éducation comme dans l'action politique, afin de leur donner leur vraie dimension humanisante.

C'est en partant de cette préoccupation anthropologique que la Revue de Psychologie de la motivation a posé à des chercheurs et des praticiens éminents la question suivante : « Quelle idée-force, à ce moment de votre parcours de vie, vous paraît-elle la plus vitale pour le XXIe siècle ? ».

Leurs réponses, on le verra, constituent un véritable « Cahier des charges » destiné à nous éviter les précipices vers lesquels nous avançons, plus endormis peut-être qu'inconscients. Interdépendantes et complémentaires, leurs propositions nous indiquent des voies de sortie incontournables. Elles rejoignent des recherches et des pratiques innovantes qui, en de nombreux lieux et sur divers continents, travaillent à fonder un humanisme lucide et actif, capable de promouvoir une véritable équité sociale à l'échelle planétaire. Voire de nous protéger du risque, absurde, de disparition de l'espèce.

Dans ce grand bouquet d'idées-forces, les sciences humaines occupent la place qui leur revient. Tout comme la poésie et la philosophie.

Idées-forces pour le XXI° Siècle, Chronique Sociale, 2009.

Sous la direction de Armen Tarpinian avec, parmi beaucoup d'autres, des textes de Edgar Morin, René Passet, Paul Diel, Joël de Rosnay, Roger Sue, Patrick Viveret…ou Cyrille Cahen, Hubert Montagner, Robert Mistahi, Basarab Nicolescu, Charles Rojzman, Bruno Viard et des poèmes de Henry Bauchau…

Commentaire(s)

Utilisateur Anonyme, le 24/03/2009 03:36:13

Une idée-force qui me traverse en ce moment, c'est de me sentir envahit par ma poésie et celle du monde comme je le ressens.

Quand je parle de poésie, il ne s'agit pas que d'écritures mais d'un Art de Vivre en Poésie, c'est à dire de se sentir imprégné par cette sensibilité qui apporte un regard neuf et émerveillé, une vision réenchantée.

Et c'est la toute sa force politique car elle établit un changement de paradigme et qu'elle permet de gérer ses émotions car l'on y ressent sa protection ...

Il ne s'agit aucunement d'un jeu de rôles mais d'une véritable puissance créatrice et d'un pouvoir d'adaptation qui stérilisent les angoisses existentielles et évitent le glissement insidieux vers les pièges mentaux.

Certains artistes d'ailleurs sont tellement pénétrés par cet Art majeur qu'ils en deviennent de véritables militants sociaux qui savent donner de cette énergie qui vous en recharge vos états d'âmes. Merci Oh fabricants de bonheurs !

Alors ! Qu'attendez-vous pour vous laisser cueillir par cette ivresse poétique et qu'enfin nous commencions à nous atteler à la reconstruction idéologique de notre chère Terre meurtrie ? Si les mots savent guérir, alors de quoi sommes-nous capables avec nos langages dans nos relations incarnées à édifier en humanité et en sagesse ?

Commençons, si vous le voulez bien, par utiliser premièrement le "baume de l'écriture" ! Il vous permet d'abord de ralentir le flot de votre pensée, de la tranquilliser par la lenteur (que nous avons malheureusement perdue) et de vous installer confortablement dans une magnanimité. Si si ! Essayez ! Vous verrez ! Le stylo ou le clavier est un excellent garde-fou de la pensée puisqu'il nous permet de sortir du tourbillon de la rapidité maladive engendrée par l'angoisse du temps perdu. Pourquoi avons-nous envie d'aller vite ? Pour vivre plus longtemps ou pour repousser l'échéance fatale de la mort ? La poésie ne craint pas la mort car elle s'en fait des rimes qu'elle accroche aux fenêtres de nos âmes, nos regards intérieurs et elle rigole et va même jusqu'à jouer avec sa faux, histoire de lui lancer un défi !

Si si, le cercle des poètes n'a pas disparu, j'y suis allé la semaine dernière et j'y ai dégusté une absinthe avec un ami rencontré dans une vie antérieure. Et il m'a dit au creux de l'oreille : "Carpe Diem" ...

Jean marie