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Pour une gauche adroite décomplexée

masque  Valabregue Antoine — 20/01/2005

Nous continuons notre réflexion consécutive à l'irruption du règne de Schtroumf premier- "cinq ans pour s'habituer-dix ans pour l'aimer".

Commencer à indisposer ses propres amis la veille de sa prise de fonction est un signe qui ne trompe pas et donne encore plus envie de préciser certaines choses.

La gauche adroite décomplexée ne veut pas le pouvoir pour le pouvoir mais pour faire des choses au service du plus grand nombre.

A l'ère de la société de la connaissance les règles du jeu changent profondément.

Une attitude adroite de gauche est une attitude qui tente de faire le minimum de pression et prend acte des choses. Les accords se passent sur la base de la reconnaissance de la complémentarité des sensibilités. Cela suppose que chacun ait fait un travail sur sa propre susceptibilité.

Le premier acte est la reconnaissance de son incompétence et l'orientation des questions pour susciter chez l'autre une meilleure écoute chez soi.

Le deuxième acte est de prendre sa place en laissant de la place aux autres.

Rien que ces deux critères distinguent la droite décomplexée qui fonctionne comme la gauche aigrie, de la gauche décomplexée que nous appelons de nos vœux.

Cette gauche qui n'a que peu à voir avec celle de Clémentine Autain dans l'édition du monde du 15 mai 2007 pour qui « rénover ce n’est pas regarder vers le centre ». (Au nom de quoi faudrait regarder vers les extérieurs)

La gauche décomplexée ne pleurniche pas non plus sur les « trahisons » des uns et des autres parce qu’elle a définitivement fait le deuil d’un monde parfait sans pour autant abandonner son idéal.

Je préfère me regarder dans une glace en ayant fait remarquer à trois flics qui tapent sur un jeune à terre qu’il y a, peut-être, d’autres attitudes à adopter (en prenant le risque de me faire taper) plutôt que de minimiser tout ce qui dysfonctionne au nom de « ce n’est pas grave ».

La gauche décomplexée n’a pas peu de prendre des risques et na pas non plus honte de ne pas en prendre si les résultats du non risque renforcent les positions d’ouverture. Elle est donc en interrogation permanente sur la réalité et les évolutions possibles et souhaitables.

Elle valorise le moindre progrès vers la dignité, l’écoute, la prise en considération de la diversité, en effaçant, s’il le faut, l’ardoise du passé.

Les progrès accomplis vers une meilleure écoute, un moindre énervement, une plus grande joie intérieure sont les conditions du futur qu’elle souhaite.

La gauche décomplexée n’hésite pas à manier l’humour quand il le faut et travaille son sourire non arrogant qui donne plus de liberté à l’autre de faire ce qu’il a à faire, en toute liberté.

A suivre

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