Con el decurso de los años pasamos del francés al inglés y del inglés a la ignorancia.
Borges

idées

société

humanités

sciences

être

moteur de recherche

éditorial

agenda

Photo choisie au hasard

lettre d'info

contact

à propos

à l'école du possible

enjeux

connaissances

possible en actes

Imprimer cet article

Pas de démocratie sans travail sur soi

masque  Ansembourg Thomas (cité par à l'école du possible) — 29/01/2009

Thomas D’Ansembourg, ancien avocat d’affaires a travaillé avec Marshall Rosenberg, l’inventeur de la communication non-violente. Il publie un livre qui affirme haut et fort que citoyenneté et intériorité vont de pair et qu’on ne peut bâtir une démocratie avec des zombies qui ne se connaissent pas eux-mêmes.

Pour lui, considérer la sphère publique comme n’ayant pas de rapport avec l’intime est une grave erreur. « on ne peut pas s’impliquer dignement dans la société, avec conscience et responsabilité, sans avoir une vie intérieure, une capacité de recul, une capacité de remise en question et d’inspiration. » 

Il estime que les éducations familiales, même religieuses, ne nous ont pas invités à l’intériorité. On nous a appris à nous inscrire dans des contenus extérieurs, pas à aller chercher à l’intérieur de nous les réponses. Au plan de la culture, notre rapport au vivant, à la matière a été vécu dès le début de la révolution scientifique comme un rapport à des choses hors de nous, inertes, séparées les unes des autres, fonctionnant dans un grand engrenage.

Résultat nous voyons la nature comme un objet dont on peut abuser.

L’auteur accompagne depuis quinze ans des personnes dans un travail sur elles-mêmes et qui deviennent des citoyens engagés. Pas forcément des militants, mais aussi des pères plus attentifs, des patrons plus vigilants de la qualité de leur attitude vis à vis de leurs employés.

 « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux ».

Nous sommes entravé par des complexes, des difficultés, des doutes, un manque d’estime de soi, un manque de connaissance de notre créativité, et nous nous retrouvons coincés. Le premier travail consiste à décoincer et à défaire. Ce que l’auteur appelle « sortir de l’enfermement ». Nous sommes en enfer si nous restons accrochés à ce que nous étions, en ne voyant tout de que nous pourrions devenir. La deuxième partie du travail consiste à ouvrir le coeur, l’élan de vie, la conscience spirituelle ou philosophique de ce vers quoi nous avons le goût d’aller et envie de donner.

Quelle est notre générosité profonde et comment allons nous la déployer pour notre propre bien être et, par contagion, pour le bien être de nos proches et de notre communauté ?

La personne qui n’a pas travaillé son ego, ni réconcilié les différentes parties d’elle-même et qui acquiert un savoir faire dans les affaires, peut accaparer de la richesse pour son seul profit – au point même de ne plus savoir quoi en faire.

Aujourd’hui le développement personnel profond est devenu la clé du développement collectif durable.

Il y a pour l’auteur quatre grands obstacles : les systèmes de croyances, les automatismes, le ressassement du passé et la crainte de l’avenir.

Propos résumés par nos soins, d’une interview faire par Patrice van Eersel dansle numéro 60 de Nouvelles clés

Commentaire(s)

Utilisateur Anonyme, le 18/04/2009 18:03:11

Tout à fait d'accord et j'ajouterai que la somme de ces 4 obstacles construit la perte de confiance en soi...